Petawawa vigil honours lives lost to gender-based violence

Une vigile à Petawawa rend hommage aux victimes de la violence fondée sur le genre

Caroline Chaves prepares to place a rose at the Women’s Monument in Petawawa; each flower carried the name of a woman whose life was taken by gender-based violence. | Caroline Chaves se prépare à déposer une rose au Mémorial des femmes de Petawawa; chaque fleur portait le nom d’une femme dont la vie a été emportée par la violence fondée sur le genre. (Photos : Patricia Leboeuf, Journal Petawawa Post)

In the quiet cold of the morning on Dec. 6, a small group gathered shoulder to shoulder at the Women’s Monument in Petawawa to honour those lost to gender-based violence and acknowledge those who continue to live with its effects. The vigil was organized by End Violence Alliance (EVA) Renfrew County in partnership with Mashkiwizii Manido Foundation, Renfrew County Sexual Assault Centre - Women’s Sexual Assault Centre, and Victim Services of Renfrew County (VCARS). The ceremony was solemn, marked by symbolism and collective reflection as participants stood in quiet remembrance.

Thirty-six years ago to the day, 14 women were murdered at Polytechnique Montréal simply because of their gender. Of those killed in the 1989 attack, 12 were engineering students, one was a nursing student, and one was a university employee. Ten other women and four men were also injured. This anti-feminist mass shooting shook the country and led Parliament to designate December 6 as the National Day of Remembrance and Action on Violence Against Women.

Those gathered honoured not only those young women, but also missing and murdered Indigenous women, girls and Two-Spirit people, women from Renfrew County whose lives were taken by gender-based violence, and women, children, trans women and gender-diverse individuals across Ontario lost over the past year.

“This day also asks something of us, to speak up, to listen to survivors, to challenge harmful behaviours and to support those who experience violence,” said Renfrew County Warden Peter Emon, who addressed the crowd.

As the names of victims of femicide were read aloud, a series of roses were laid at the base of the memorial, each carrying symbolic meaning. A pink rose represented the women and girls in Ontario lost this year, while a white rose symbolized hope for survivors and for those currently living with violence. A yellow rose was placed in honour of missing and murdered Indigenous women, girls and Two-Spirit people, who are disproportionately affected by violence. Despite representing just over four per cent of the population in Canada, they are estimated to make up about 16 per cent of female homicide victims and roughly 11 per cent of missing women.

Speakers emphasized the importance of trauma-informed approaches across all levels of the community, noting ongoing efforts to deepen understanding of gender-based violence and to respond with compassion, dignity and care.

“I … want to recognize all family, friends, and community members who have been impacted by gender-based violence, including the loss of loved ones,” said Caitlin MacDonald, Gender justice worker, Community Resource Centre Killaloe. “We agree to treat everyone with dignity and respect, to listen patiently, especially when survivors of gender-based violence speak, to ask for support when challenging emotions arise, and to focus on solutions for justice, belonging, and freedom for everyone impacted by gender-based violence.”

Warden Emon echoed that sentiment, noting everyone must share the responsibility of building a community free from violence.

“A safer community requires that we listen to survivors, we believe them, and we ensure they are at the centre of our work,” said Emon. “As a county and community, we remain committed to working with partners, with service providers and community members to prevent violence and to support healing and safety.

“May our words, our action, and our collective efforts honour those we have lost and support those who continue to be affected by gender-based violence.”

Statistics compiled by Canadian authorities underscore the urgency of the community’s call to action.

Between 2011 and 2021, police-reported data show that there were, on average, 102 women and girls victims of gender-related homicide per year across Canada, with most of these killings carried out by current or former intimate partners. Only one per cent of femicides are at the hands of a stranger.

Une vigile à Petawawa rend hommage aux victimes de la violence fondée sur le genre

Dans le froid calme du matin du 6 décembre, un petit groupe s’est rassemblé côte à côte au Mémorial des femmes à Petawawa afin d’honorer les personnes perdues à la suite de la violence fondée sur le genre et de reconnaître celles qui continuent d’en vivre les répercussions.

La vigile était organisée par End Violence Alliance (EVA) Renfrew County, en partenariat avec la Mashkiwizii Manido Foundation, le Renfrew County Sexual Assault Centre – Women’s Sexual Assault Centre et les Victim Services of Renfrew County (VCARS). La cérémonie s’est déroulée dans un climat solennel, marqué par des gestes symboliques et un moment de réflexion collective, alors que les personnes présentes observaient un temps de recueillement.

Il y a trente-six ans jour pour jour, 14 femmes ont été assassinées à Polytechnique Montréal simplement en raison de leur genre. Parmi les victimes de l’attaque de 1989, 12 étaient étudiantes en génie, une était étudiante en sciences infirmières et une était employée de l’université. Dix autres femmes et quatre hommes ont également été blessés. Cette fusillade de masse antiféministe a bouleversé le pays et a mené le Parlement à désigner le 6 décembre comme Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Les personnes rassemblées ont rendu hommage non seulement à ces jeunes femmes, mais aussi aux femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues ou assassinées, aux femmes du comté de Renfrew dont la vie a été emportée par la violence fondée sur le genre, ainsi qu’aux femmes, enfants, femmes trans et personnes de diverses identités de genre décédées en Ontario au cours de la dernière année.

« Cette journée nous demande aussi d’agir, de prendre la parole, d’écouter les personnes survivantes, de remettre en question les comportements nuisibles et de soutenir celles et ceux qui vivent la violence », a déclaré le préfet du comté de Renfrew, Peter Emon, qui s’est adressé à la foule.

Alors que les noms des victimes de féminicide étaient lus à voix haute, des roses ont été déposées au pied du mémorial, chacune porteuse d’une signification symbolique. Une rose rose représentait les femmes et les filles en Ontario décédées cette année, tandis qu’une rose blanche symbolisait l’espoir pour les personnes survivantes et celles qui vivent actuellement la violence. Une rose jaune a été déposée en l’honneur des femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues ou assassinées, qui sont touchées de manière disproportionnée par la violence. Bien qu’elles représentent un peu plus de quatre pour cent de la population canadienne, elles compteraient pour environ 16 pour cent des victimes féminines d’homicide et près de 11 pour cent des femmes portées disparues.

Les personnes qui ont pris la parole ont souligné l’importance d’approches tenant compte des traumatismes à tous les niveaux de la communauté, notant les efforts continus visant à approfondir la compréhension de la violence fondée sur le genre et à y répondre avec compassion, dignité et respect.

« Je souhaite reconnaître toutes les familles, les amis et les membres de la communauté qui ont été touchés par la violence fondée sur le genre, y compris par la perte d’êtres chers », a déclaré Caitlin MacDonald, travailleuse en justice de genre au Community Resource Centre Killaloe. « Nous nous engageons à traiter chaque personne avec dignité et respect, à écouter avec patience, surtout lorsque les personnes survivantes prennent la parole, à demander du soutien lorsque des émotions difficiles surgissent et à nous concentrer sur des solutions favorisant la justice, le sentiment d’appartenance et la liberté pour toutes les personnes touchées par la violence fondée sur le genre. »

Le préfet Emon a repris ce message, soulignant que la responsabilité de bâtir une communauté exempte de violence incombe à tous.

« Une communauté plus sécuritaire exige que nous écoutions les personnes survivantes, que nous les croyions et que nous les placions au cœur de notre travail », a-t-il affirmé. « En tant que comté et communauté, nous demeurons engagés à travailler avec nos partenaires, les fournisseurs de services et les membres de la communauté afin de prévenir la violence et de soutenir la guérison et la sécurité.

« Que nos paroles, nos actions et nos efforts collectifs honorent les personnes que nous avons perdues et soutiennent celles et ceux qui continuent d’être touchés par la violence fondée sur le genre. » Des statistiques compilées par les autorités canadiennes soulignent l’urgence de cet appel à l’action communautaire.

Entre 2011 et 2021, les données déclarées par la police indiquent qu’en moyenne, 102 femmes et filles ont été victimes d’homicide lié au genre chaque année au Canada, la majorité de ces crimes ayant été commis par des partenaires intimes actuels ou anciens. Seulement un pour cent des féminicides sont perpétrés par des inconnus.

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