Veteran turns to art to fight PTSD and finds new purpose

Un vétéran se tourne vers l’art pour combattre l’ESPT et trouve un nouveau but

Retired Warrant Officer John Gorrell stands in front of the mural he painted at the Deep River bowling alley, a project he says helps him manage post-traumatic stress through art. The official unveiling was held on Aug. 9. | L’adjudant retraité John Gorrell se tient devant la murale qu’il a peinte au salon de quilles de Deep River, un projet qui, dit-il, l’aide à gérer son état de stress post-traumatique par l’art. Le dévoilement officiel a eu lieu le 9 août. (Photo : Patricia Leboeuf, Journal Petawawa Post)

For Retired Warrant Officer John Gorrell, art is more than just colour on a canvas, it is a lifeline.

The veteran, who served in Afghanistan, Bosnia, Croatia and Kosovo, has found in painting and graphic design a way to manage his post-traumatic stress disorder (PTSD) and reconnect with a sense of purpose.

Painting and graphic design help keep depression and anxiety at bay.

“With art, the problems sort of melt away and I can focus on creating,” he said. “It gives me purpose.”

His work was on public display in a special way after Gorrell was invited to paint a new mural at the Deep River bowling alley, which was unveiled during its recent reopening on Aug. 9. The alley first opened in 1946 and his art was part of a celebration that marked the 80th milestone with a year-long celebration. 

“Art keeps me engaged,” he said. “If I’m not actively working on something, my mind starts to wander. When I’m creating, those problems fade and I can concentrate on finishing the work.”

Submitted photo.

Gorrell has been drawing since high school. After leaving the military, he returned to that early passion, building a small business called Crippled Chicken Creations. As well as creating art for himself, he designs logos, digital graphics and paintings for local clients, many of whom come back to him repeatedly.

“I like helping someone else start their business,” he explained. “It feels good to give them that first stepping stone to help them carry on doing something they love.” His art ranges in medium and styles, depending on the project. Some works lean realistic, while others capture motion and energy., and for Gorrell, the process is just as important as the finished product. 

He speaks openly about the challenges veterans face, recalling how some soldiers kept their distance out of fear his PTSD might cause problems, rather than recognizing it as an injury that needed treatment.

“Your brain is something too,” he said. “You just can’t see injuries to it. Like when somebody breaks their leg or ruins their knee.”

When his friend committed suicide in 2017, he knew that he would have to medically release. That loss became a turning point, forcing him to rethink his future and what stability would look like for his family. Graphic design allows him to stay at home with his kids and follow his still-serving wife if and when she’s posted elsewhere. His entire family is extremely supportive as well, which is something he is very grateful for.

He knows support exists both inside and outside the military, from the Canadian Armed Forces Member Assistance Program (CFMAP) to the Royal Canadian Legion, CannaConnect and Canada House.

Still, he believes every unit should have a dedicated mental health specialist to help members after a deployment or exercise. For those living with PTSD or other mental health challenges, he encourages pairing counselling with a creative or physical outlet as part of recovery.

“Especially for soldiers who have gotten out as they don’t have those same connections anymore,” he said.

“There are avenues … things you can do that will help you,” he added. “Art might be that avenue for some people. It gives them satisfaction in doing something and completing something.”

The mural at the bowling alley is part of that chapter in his journey, bringing his art from the personal to the public sphere.

“I’ve known John since Deep River Geekfest where he created the logo for it, and he’s amazing and anytime I need something for my visuals, I know he can do it,” said Jay Crawford, President of the Deep River Bowling Alley.

Un vétéran se tourne vers l’art pour combattre l’ESPT et trouve un nouveau but

Pour l’adjudant retraité John Gorrell, l’art est bien plus que de la couleur sur une toile : c’est une bouée de sauvetage.

Le vétéran, qui a servi en Afghanistan, en Bosnie, en Croatie et au Kosovo, a trouvé dans la peinture et le graphisme un moyen de gérer son état de stress post-traumatique (ESPT) et de redonner un sens à sa vie.

La peinture et le graphisme l’aident à tenir la dépression et l’anxiété à distance.

« Avec l’art, les problèmes s’évaporent un peu et je peux me concentrer sur la création », dit-il. « Ça me donne un but. »

Son travail a été présenté au public d’une façon particulière lorsqu’il a été invité à peindre une nouvelle murale au salon de quilles de Deep River, dévoilée lors de sa récente réouverture, le 9 août. Le salon, ouvert pour la première fois en 1946, célébrait son 80e anniversaire par une série d’activités qui dureront toute l’année, et son art en faisait partie.

« L’art me garde engagé », a-t-il affirmé. « Si je ne travaille pas activement à quelque chose, mon esprit commence à vagabonder. Quand je crée, ces problèmes s’estompent et je peux me concentrer sur l’achèvement du travail. »

Photo Soumis.

Gorrell dessine depuis le secondaire. Après avoir quitté l’armée, il est revenu à cette passion de jeunesse en fondant une petite entreprise appelée Crippled Chicken Creations. En plus de créer pour lui-même, il conçoit des logos, des graphiques numériques et des peintures pour des clients locaux, dont plusieurs font régulièrement appel à ses services.

« J’aime aider quelqu’un à lancer son entreprise », a-t-il expliqué. « C’est gratifiant de leur donner cette première marche pour qu’ils puissent continuer à faire ce qu’ils aiment. »

Son art varie selon les projets, tant dans les médiums que dans les styles. Certaines œuvres tendent vers le réalisme, d’autres captent le mouvement et l’énergie. Pour Gorrell, le processus compte autant que le résultat final.

Il parle ouvertement des défis auxquels les vétérans font face, se souvenant que certains soldats gardaient leurs distances par crainte que son ESPT ne cause des problèmes, plutôt que de le reconnaître comme une blessure nécessitant un traitement.

« Le cerveau, c’est quelque chose aussi », a-t-il dit. « On ne peut tout simplement pas voir ses blessures. Comme quand quelqu’un se casse une jambe ou se démolit un genou. »

Quand son ami s’est suicidé en 2017, il a su qu’il devrait être libéré pour raisons médicales. Cette perte est devenue un point tournant, l’obligeant à repenser son avenir et la stabilité de sa famille.

Le graphisme lui permet de rester à la maison avec ses enfants et de suivre sa conjointe, toujours en service, si elle est mutée ailleurs. Sa famille l’appuie énormément, ce dont il est très reconnaissant.

Il sait que du soutien existe à l’intérieur comme à l’extérieur des Forces armées canadiennes, qu’il s’agisse du Programme d’aide aux membres des Forces armées canadiennes (PAMFAC), de la Légion royale canadienne, de CannaConnect ou de Canada House. Il croit néanmoins que chaque unité devrait avoir un spécialiste en santé mentale dédié pour aider les militaires après un déploiement ou un exercice. Pour ceux qui vivent avec l’ESPT ou d’autres difficultés en santé mentale, il recommande d’associer la thérapie à une activité créative ou physique dans le cadre de leur rétablissement.

« Surtout pour les soldats qui sont sortis et qui n’ont plus ces mêmes liens », a-t-il dit.

« Il y a des avenues… des choses que vous pouvez faire qui vous aideront », a-t-il ajouté. « L’art pourrait être cette avenue pour certaines personnes. Ça leur donne de la satisfaction de faire quelque chose et de l’achever. »

La murale du salon de quilles fait partie de ce chapitre de son parcours, amenant son art de la sphère personnelle à la sphère publique.

« Je connais John depuis le Geekfest de Deep River, où il a créé le logo, et il est extraordinaire. Chaque fois que j’ai besoin de quelque chose pour mes visuels, je sais qu’il peut le faire », a déclaré Jay Crawford, président du salon de quilles de Deep River.