Garrison Petawawa marks 58th anniversary of 1968 parachute tragedy
La garnison Petawawa souligne le 58e anniversaire de la tragédie de parachutisme de 1968
Canadian Armed Forces members, veterans, families, friends and survivors gathered at Garrison Petawawa by the Wegner Point cairn on May 3 to remember a training exercise that ended in tragedy.
On May 8, 1968, 26 young paratroopers stepped out of three Buffalo aircraft into the night sky over the Mattawa Plains during Exercise NEW SHAKEDOWN. Many had plans for later that night. Some had families waiting.
There was a chocolate cake at home for one of the paratroopers, a treat to mark the end of what was expected to be a routine exercise.
It was one of many every day moments that would never come for seven soldiers who lost their lives in Canada’s worst peacetime military training accident.
It had begun as an ordinary day. A test dummy had dropped without issue, forecasting an easy jump. But all that changed at around 8:30 p.m., when an unexpected, severe wind shear at about 600 feet propelled nearly all of the jumpers into the frigid, turbulent waters of the Ottawa River. Tangled in the fabric of their chutes and weighed down by heavy equipment, many were dragged beneath the surface. Some landed as far as a thousand feet offshore.
Rescue efforts were launched under difficult conditions. Fifteen men were rescued, but seven drown. The fallen paratroopers are Master Warrant Officer Reginald Riddell, Warrant Officer Michael McDonnell and Corporal Bruce Chiswell of the Royal Canadian Regiment, and Corporals Hugh Fields, Bob Knight, Dennis Clements and Jim Misener of 2 Signals Squadron.
During the service, led by emcee Captain (Capt) Catherine Boucher, Padre Capt Jordan Wood invited those gathered into reflection, framing the loss not only as a military tragedy, but as something carried across generations.
“Fifty-eight years on, we gather to remember,” he said. “We’ve come to mark a tragedy that touched everyone it reached. The comrades who jumped beside them and came up out of the water, those who searched in the days that followed, and the families who waited and grieved and have kept returning to this place ever since.”
He spoke of the men’s lives beyond the uniform. Soldiers, but also husbands, fathers, sons and friends. People expected home. People who served bravely until the end.
As the wind carried Master Warrant Officer Reginald Riddell towards the river, he shouted instructions to the men descending around him on how to prepare for a water landing, described Padre Wood. “He was teaching them to the very end,” he said.
For those who return each year, it is not just a story, but an opportunity to bring their memory to life.
“I didn’t know my dad,” said Cpl Hugh Fields’ son Stephen Fields, addressing the crowd. “I was five. And what I know of my father, I know through all of you people. And what I learn is priceless to me.” He thanked those in attendance for returning each year.
“I hope you never stop coming, and I hope you never stop remembering, because I won’t,” he added.
The Wegner Point memorial cairn was erected in July 1968 near Wegner Point and then moved to a more accessible location overlooking the garrison, close to the Afghanistan Memorial Forest and Artillery Park.
It continues to serve as a place of remembrance and to commemorate the fallen paratroopers.
“The seven are remembered because you remember,” Padre Wood added.
La garnison Petawawa souligne le 58e anniversaire de la tragédie de parachutisme de 1968
Des membres des Forces armées canadiennes (FAC), des vétérans, des familles, des amis et des survivants se sont réunis à la garnison Petawawa, près du cairn de Wegner Point, le 3 mai, pour commémorer un exercice d’entraînement qui s’est terminé en tragédie.
Le 8 mai 1968, 26 jeunes parachutistes ont sauté de trois aéronefs Buffalo dans le ciel nocturne au-dessus des plaines de Mattawa, dans le cadre de l’exercice NEW SHAKEDOWN.
Plusieurs avaient des projets pour plus tard ce soir-là. Certains avaient des familles qui les attendaient.
Un gâteau au chocolat attendait l’un des parachutistes à la maison, une gâterie pour souligner la fin de ce qui devait être un exercice de routine.
Il s’agissait de l’un des nombreux moments du quotidien qui ne se concrétiseront jamais pour sept soldats qui ont perdu la vie lors du pire accident d’entraînement militaire en temps de paix au Canada.
La journée avait commencé de façon ordinaire. Un mannequin d’essai avait été largué sans incident, laissant présager un saut sans difficulté.
Mais tout a basculé vers 20 h 30, lorsqu’un cisaillement du vent soudain et violent, à environ 600 pieds d’altitude, a projeté presque tous les parachutistes dans les eaux glaciales et agitées de la rivière des Outaouais. Enchevêtrés dans la toile de leurs parachutes et alourdis par leur équipement, plusieurs ont été entraînés sous la surface. Certains ont atterri jusqu’à mille pieds au large.
Les opérations de sauvetage ont été lancées dans des conditions difficiles. Quinze hommes ont été secourus, mais sept se sont noyés.
Les parachutistes tombés au combat sont l’adjudant-maître Reginald Riddell, l’adjudant Michael McDonnell et le caporal Bruce Chiswell du Royal Canadian Regiment (RCR), ainsi que les caporaux Hugh Fields, Bob Knight, Dennis Clements et Jim Misener du 2e Escadron des transmissions.
Au cours de la cérémonie, animée par la capitaine (Capt) Catherine Boucher, l’aumônier Capt Jordan Wood a invité les personnes présentes à un moment de réflexion, présentant la perte non seulement comme une tragédie militaire, mais comme un événement dont les répercussions se transmettent de génération en génération.
« Cinquante-huit ans plus tard, nous nous rassemblons pour nous souvenir, a-t-il déclaré. Nous sommes ici pour souligner une tragédie qui a marqué toutes les personnes qu’elle a touchées. Les camarades qui ont sauté à leurs côtés et sont ressortis de l’eau, ceux qui ont participé aux recherches dans les jours qui ont suivi, ainsi que les familles qui ont attendu, qui ont pleuré et qui continuent de revenir en ce lieu depuis. »
Il a évoqué la vie de ces hommes au-delà de l’uniforme. Des soldats, mais aussi des époux, des pères, des fils et des amis. Des personnes attendues à la maison. Des personnes qui ont servi avec courage jusqu’à la fin.
Alors que le vent emportait l’adjudant-maître Reginald Riddell vers la rivière, il criait des instructions aux hommes qui descendaient autour de lui sur la manière de se préparer à un amerrissage, a relaté l’aumônier Wood.
« Il leur enseignait jusqu’à la toute fin », a-t-il ajouté.
Pour ceux qui reviennent chaque année, il ne s’agit pas seulement d’une histoire, mais d’une occasion de faire vivre leur mémoire.
« Je n’ai pas connu mon père, a déclaré Stephen Fields, fils du caporal Hugh Fields, en s’adressant à la foule. J’avais cinq ans. Et ce que je sais de mon père, je l’ai appris grâce à vous tous. Et ce que j’apprends est inestimable pour moi. »
Il a remercié les personnes présentes de revenir chaque année.
« J’espère que vous ne cesserez jamais de venir, et que vous ne cesserez jamais de vous souvenir, parce que moi, je ne le ferai pas », a-t-il ajouté.
Le cairn commémoratif de Wegner Point a été érigé en juillet 1968 près de Wegner Point, puis déplacé vers un endroit plus accessible surplombant la garnison, à proximité de la Forêt commémorative de l’Afghanistan et du parc d’artillerie.
Il continue de servir de lieu de recueillement et de commémoration pour les parachutistes disparus.
« Les sept sont honorés parce que vous vous souvenez », a conclu l’aumônier Wood.
Photos: Patricia Leboeuf, Journal Petawawa Post.











